Que ce soit pour un projet de nouvelle constriction ou d’extension, le ciment est élément essentiel à avoir sur un chantier. Composé essentiellement de calcaire et d’argile, il intervient à tous les niveaux de construction : fondation, chainage, crépissage, béton, escalier, etc. Faire le bon choix revient donc à vérifier avec minutie certains points.

Le type de ciment

Pour des usages bien précis, on retrouve sur le marché 5 types de ciments. Ceux-ci se distinguent naturellement par leur composition et les indications qu’ils portent. Qu’importe votre choix, retenez que tous les types de ciment sont en principe certifiés par NF EN 197-1. Il y a donc :

  • Les ciments Portland CEM I : ces types de ciments sont destinés aux usages spéciaux, aux bétons précontraints ainsi qu’aux travaux de béton armé. Ils sont entre autres indiqués pour une mise en service et un décoffrage rapide.
  • Les ciments Portland Composés CEM II/A ou B : cette catégorie de ciment est beaucoup plus utilisée pour la maçonnerie, des travaux d’usage courant, ainsi que certains produits fabriqués.
  • Les ciments de HautFourneau CEM III/A : ils sont pour leur part destinés à des travaux de grande masse et de fondations profondes. Ils peuvent également être utilisés en milieu agressif : terrains gypseux, injections, eaux de mer, élevage agricole, etc.
  • Les ciments de type pouzzolanique CEM IV/A ou B : ceuxci ne sont pour le moment pas commercialisés en France.
  • Les ciments Composés CEM V/A ou B : cette catégorie de ciment s’adapte aux travaux fondations et injections, aux souterrains ainsi qu’aux travaux hydrauliques.

L’usage ou les applications du ciment

Il faudra aussi prendre en compte l’usage que vous souhaitez faire pour un bon choix. Comme pour la peinture, il existe un ciment adapté à chaque application. Dans ce sens, nous distinguons le ciment gris, blanc, réfractaire et le ciment à prise rapide.

  • Le ciment gris : C’est sans doute le plus répandu et le plus utilisé des ciments. Le ciment gris est beaucoup plus utilisé pour les travaux de maçonnerie et de gros œuvre comme la pose de brique, enduits de façade, le jointement de pierres, la réalisation d’une chape, etc.
  • Le ciment blanc : Celui-ci est le plus utilisé en décoration. En effet, le ciment blanc est destiné à la pose de carrelage (Fayence), le jointement de pierre, la réalisation d’appuis de fenêtres, etc.
  • Le ciment réfractaire : Ce ciment est destiné aux réalisations soumises à de hautes températures : fours à bois, cheminées, etc.
  • Le ciment à prise rapide : Le ciment à prise rapide est quant à lui utilisé pour sceller des éléments, restaurer des façades et boucher des trous.

Le côté logistique du ciment

Faire venor le béton dans une toupie

Généralement, les différents types de ciments que l’on retrouve sur le marché sont fabriqués dans des sacs de 25 kg ou 50 kg. Ce détail ne doit en principe pas trop peser sur votre choix. Vous devez par contre vous assurer que le ciment porte la marque CE. Cela atteste en effet sa conformité à la norme européenne. Par respect pour l’environnement, il est conseillé d’opter pour un ciment bas de carbone (ici par exemple). Cela constitue en réalité une solution pour réduire l’impact qu’il peut avoir.

Outre cet aspect, vous pouvez aussi vérifier la perméabilité du sac à l’eau. En effet, il existe certains sacs de ciment qui ont pour particularité de résister à l’eau. Cela leur permet de non seulement protéger le ciment, mais aussi de faciliter la manutention.